“Généralement mystérieux, secret, habillé simplement, le regard toujours un peu ailleurs, le photographe de paysages passe souvent inaperçu au premier abord. Sa spécialité conduit fort peu aux exubérances auxquelles se livrent volontiers ses cousins des villes, branchés de la pub et autres manitous de la mode. D’un naturel solitaire, autonome, il ne se lasse pas de mettre son nez dehors là où personne ne va, aux heures où personne n’est levé, ou lorsque tout le monde est rentré ; toujours à contre-pied de l’humanité, il se délecte de ne jamais faire comme les autres… !”

Extrait du livre “Les secrets de la photo de paysage” Fabrice Milochau – Editions Eyrolles

Par ce court extrait

… finalement tout est dit sur ce sentiment ressenti lorsque je pars pour une sortie photo. J’aime me retrouver seul dans le silence de la fin de la nuit ou de la fin de la journée. Les paysages, une fois déserté par les gens, retrouvent leur côté sauvage. Pas besoin d’aller capturer des scènes en Islande, en Scandinavie et autres endroits majestueux à l’autre bout du monde. Cependant je reconnais qu’il me plairait de le faire…

Cela dit, la capture d’une scène d’un endroit familier me paraît plus compliqué. Je ne sais combien de fois je suis passé à côté d’une belle lumière. Non pas que je n’étais pas prêt, simplement je ne suis pas parvenu à trouver une composition à l’instant T. En effet sans doute trop influencé par le lieu que je connaissais trop bien.

Ce qui m’a toujours attiré dans la photographie de paysage

… c’est que nous ne sommes maître de rien ! C’est la nature qui te propose des instants et à toi d’être en capacité de le capturer. Tu ne maitrises pas la lumière, comme dans un studio. Néanmoins tu peux par contre mettre toutes les chances de ton côté en sortant au bon moment de la journée.

En photographie de paysage, tu dois accepter l’idée de rentrer sans avoir aucune photo digne d’intérêt.

Ma pratique à beaucoup changé depuis mes début en 2004. Il est loin le temps où je rentrais avec des centaines de photos dont 75% ne valaient pas grand chose ! Aujourd’hui je préfère faire une sortie et rentrer avec 10 photos. Mais à vrai dire au moins 50% valent quelque chose à mes yeux. A quoi cela sert-il de passer 3 h en post-production pour « récupérer » une image ? Le travail pour moi doit être fait en grande parti sur le terrain.

Habitant la Côte d’Opale c’est donc sur ce terrain aux paysages variés :

  • de plages,
  • dunes,
  • marais,
  • estuaires,
  • falaises,
  • campagnes,
  • et de forêts,

baignés par une lumière extraordinaire, que je trouve mon inspiration. Cette lumière si particulière a d’ailleurs attirée de nombreux artistes peintres impressionnistes. C’est à partir des années 1880 qu’ils sont venus poser leur chevalet sur la côte et dans l’arrière pays.

Au final la photographie est un art visuel et créatif !

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